Ca y est, j’ai 27 ans.

L’âge du décès de la plupart des rockstars devenue des légendes.

Pour moi, ces 27 ans, inaugurent un changement que j’ai senti s’amorcer en moi depuis plusieurs mois et assez loin d’une vie sex, drug and rock’n’roll.

L’été n’a pas été de tout repos, c’est souvent une période que je n’aime pas, d’habitude c’est lié au travail, mais ce sont des soucis personnels qui m’ont vraiment beaucoup minés. L’avantage quand on se sent démuni, c’est qu’on redécouvre ses forces, et les gens qui nous entourent, mais on s’aperçoit aussi qu’on n’a pas mis en place un certain nombre de choses qui nous auraient permis d’être plus fort pour encaisser les chocs.

Depuis de longs mois, peut être même de longues années, je somatise. 

Qu’est ce que c’est dans mon corps, somatiser? 

Chez moi, la somatisation, de mon stresse et de mon anxiété, ça passe par un psoriasis dans les cheveux, par des migraines, par de terribles douleurs à la nuque, au dos, sous l’omoplate, une très grande fatigue et ce, peu importe la durée de mes nuits, des nuits très très agités ( des rêves rocambolesque à n’en plus finir) et depuis peu, je sais que je serre les dents la nuit, ce qu’on appelle du bruxisme. « Le bruxisme peut causer une dégradation de l’émail des dents, des douleurs vertébrales ou des blocages de la mâchoire ».  Je suis abonnée à mon ostéopathe, qui me soulage, certes, mais ca ne règle pas le soucis de fond, mon stress et mon anxiété.

Rien de très réjouissant donc. MAIS. 

Parmi les grandes résolutions de cette 27éme année, je vais donc consulter un dentiste qui va me préparer une sorte d’appareil pour dormir, qui réduit considérablement les effets du bruxisme.

Parce qu’on ne résous pas le mal en s’attaquant à ses symptômes à coup de médicament, ce que je suis obligée de faire pour supporter les douleurs jusqu’à les résoudre #xprim #anxiolytique, j’ai donc décidé de revoir totalement l’organisation de ma vie quotidienne. 

Je ne me sens pas assez productive depuis quelques mois, et les effets du stress ont pour cercle vicieux, de générer une forme d’irritabilité qui est assez loin de mon caractère initial.

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Inscription à une salle de sport!

J’ai trouvé une chaine qui a plusieurs salles à des endroits stratégiques de mon planning: Place Clichy, c’est à dire près de chez moi, Belleville, près de chez mon mec, et enfin Beaugrenelle, près d’un des studios dans lesquel je travaille et en bas de chez une de mes meilleures amies.

Je crois que j’ai toujours repoussé cette échéance, de peur du regard que les gens pouvaient avoir sur moi, une grosse, dans une salle de sport. Je me suis trop inquiétée de pouvoir donner l’impression que j’étais là pour devenir mince, alors que je veux simplement me sentir mieux dans mon corps. Je ressens le besoin de me défouler, de me surpasser, et de me muscler, pour mieux supporter le rythme de vie que j’ai avec mon métier en freelance.

Changer mon rythme de vie

Je vis entre deux appartements, je ne travaille jamais aux même endroits, jamais avec les mêmes horaires, je bosse parfois le week-end, parfois non, je me lève parfois à 7H, parfois à 10H, parfois je travaille jusque tard pour boucler des projets, je dois anticiper les sacs que je transporte ( appareil photo, fringues, ordi, vérifier que tout est chargé…) et cette partie logistique m’a largement porté préjudice, car ils sont une cause de stress, j’ai peur d’oublier quelque chose de vitale, j’ai peur de ne pas être présentable, d’arriver en vrac, de me planter, bref je me fous la pression…

C’est terminé, désormais je vais m’écouter et surtout écouter mon corps.

Progressivement, je voudrais réussir à me lever vers 7H30, et aller au sport dès 8h, pour au moins 1H, et commencer ma journée de travail à 10H30 maximum, après une bonne douche et un bon petit déjeuner.  1 à 2 fois par semaine, au moins, selon mon planning.

Je voudrais augmenter ma productivité le matin, moi qui suis a peu près tout sauf « du matin », j’ai le sentiment que puisque c’est ma décision profonde, et mon intime conviction, alors je vais pouvoir le faire.

La concentration et la productivité

A l’ère d’un 2.0 particulièrement explosif, et des activités sur tout les réseaux sociaux, que ce soit pour mon travail ou pour le blog, je suis facilement déconcentrée dans mes taches. Je croyais faire partie de ces gens qui « bossent mieux dans l’urgence », et petit à petit, j’ai aimé envoyé en avance les photos à mes clients, et finir à 17h, les choses de ma to do list pour pouvoir faire autre chose.

Je ne suis pas très régulière dans cette décision, ce qui fait de moi quelqu’un qui procrastine pas mal.

Je pense qu’il est nécessaire de savoir s’arrêter, mais ma curiosité me pousse souvent à m’attarder sur des débats d’activités ( politique, burkini…) qui coupe mon élan. Je vais donc couper certains de ses réseaux, et me donner des moments ou aller les consulter.

Des vrais jours/moments off

Cet été, j’ai aimé aller plus souvent au cinéma, et à des expositions, avec des copines ou avec l’amoureux. J’ai besoin de découvrir des choses, et de laisser mon cerveau faire un chemin créatifs qui me donne envie de créer à mon tour. J’ai parfois l’impression de ne vivre que dans l’urgence à Paris, et de ne pas profiter de ses joyaux.

Une carte UGC-MK2, ( j’avais cessé la mienne après 6 ans de bons et loyaux services et c’est une erreur) et me renseigner sur des pass culture, acheter un guide sur Paris pour aller dans des endroits que je ne connais pas, et je me fais l’engagement de faire une sortie culturelle par mois ( cela donnera d’ailleurs lieu à un article ici) 

J’ai aussi envie de lire davantage, c’est quelque chose qui me procure un vrai bien être, mais à cause du point précédent sur la concentration, je me retrouve souvent dérangé et je lache l’affaire, pensant que c’est moins important que le reste, alors que c’est faux.

Dire « non » si je ne le sens pas

Cet été, j’ai été harcelée par une cliente, entre fin juin et le 31 aout ( date du dernier message à ce jour), pour un contrat qui était totalement en dessous de mes tarifs habituels, parce que j’avais été « gentille ». Cette personne a été très intrusive, m’a poussé à remettre les points sur les i, à de très nombreuses reprises, générant du stress, de mauvaises ondes, et le pire, c’est qu’avant de travailler ensemble, j’avais déjà senti que ça n’allait pas le faire. Je sais que c’est difficile dans mon métier de dire « non » surtout sur des périodes un peu creuse, mais elle m’a mise tellement hors de moi que, vraiment, ca ne méritait pas.

Avoir des projets à moyen-long terme

Je ne vais pas vous faire le topo détaillé de mon passé d’enfant trimballé de villes en villes, d’appartement en appartements, et de copains de classe en copain de classe, et de mon sentiment d’ « insécurité » que je n’ai pas arrangé par le choix de mon métier, mais pendant longtemps j’étais incapable de me projeter sur des projets à longs termes, je crois que ça s’est un peu calmé depuis que je suis avec l’amoureux et la stabilité de notre relation (2 ans avec assez peu de gros nuages) Pendant longtemps j’étais même incapable de prendre une place de concert plus de 1 mois à l’avance ( j’ai loupé des artistes cools à cause de ça ) car je me disais « mais tu ne sais pas où tu seras dans 6 mois. »

C’est vrai, et je ne le sais toujours pas, mais j’ai appris à lâcher prise. Aujourd’hui, je découvre que cette incapacité à me projeter à minimiser la force que je pouvais mettre dans un projet. J’ai reculé plusieurs fois sur des opportunités que je trouvais dangereuse peut être, ou que je craignais de ne pouvoir assumé, et mon sens aiguë de la loyauté m’empêchait un peu de me laisser porter.

J’ai donc un projet dont je vous parlerais plus tard, qui est pour Septembre 2017, et j’ai un an pour m’y préparer.

Positivité et auto-conditionnement positif #Nonàlademi-molle

Je sais être positif pour les autres, les encourager, régler tout les « soucis » tel une « coach de vie », mais j’ai souvent la sensation d’être une « arnaque », concernant mon propre job. Il m’arrive de regarder mon book et de me dire  » ah ouais, t’as fait ça? ah ok… »

C’est ridicule, et le fait de se comparer aux autres n’aident sans doute pas, je le fais le moins possible et je regarde ma propre courbe de travail, ce que j’ai fait, et définir des buts, étapes par étapes, me semble important.

Je crois que c’est très « français » de ne pas se féliciter pour les choses accomplies, et je le regrette. Je veux pouvoir me sentir fière des choses que j’accompli, et donc m’entourer de gens positif, et les féliciter aussi!

Ca va passer par des choses ridicules comme se dire des choses positives au réveils et au coucher, et mettre en place tout ce que je viens d’écrire ici, c’est comme une sorte de pacte!

J’ai fait le tour de ce qui a traversé mon cerveau pendant des semaines, si vous avez été jusqu’à la fin de cet article: MERCI!

 

Et vous, quels sont vos résolutions pour cette rentrée? Quels sont vos « tips » pour vous sentir en harmonie avec vous même?

Bisous!

 

 

Rachel Saddedine

RACHEL SADDEDINE
Photographe, je suis également à la communication de la marque Maline Bodywear.
Je suis passionnée de mode éthique, de décoration, vintage, seconde main. Je partage ici avec vous mes coups de coeur !

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